Le NIH investit pour réduire le recours à l'expérimentation animale
Le National Institutes of Health (NIH), principale agence fédérale américaine de recherche médicale, annonce cinq initiatives pour développer des méthodes expérimentales fondées sur la biologie humaine. L’objectif : mieux prédire les effets des traitements chez l’être humain et réduire, lorsque cela est possible, l’utilisation d’animaux.

Le programme comprend 88 millions de dollars pour dix projets d’infrastructures dans neuf États, ainsi qu’un concours doté de plus de 7 millions de dollars. Ce dernier vise à développer des technologies quantiques capables d’améliorer les mesures biologiques dans des dispositifs comme les organes sur puce, notamment pour évaluer la toxicité et la sécurité des médicaments.
Les NIH créeront également un laboratoire associant organoïdes humains, robotique et intelligence artificielle. Les données produites serviront à orienter les expériences suivantes, dans des systèmes biologiques reproductibles.
Enfin, l’agence souhaite recruter davantage d’experts de ces approches pour évaluer les projets financés. Elle lance aussi une consultation sur la faisabilité d’un bilan public annuel du nombre d’animaux vertébrés utilisés dans les recherches qu’elle soutient. Les NIH reconnaissent que les modèles animaux restent utiles, mais entendent accélérer le développement d’alternatives.