Les États-Unis vont soumettre des voyageurs à un dépistage d'Ebola
Les États-Unis ont annoncé lundi qu'ils renforçaient leurs précautions pour éviter la propagation de la fièvre hémorragique Ebola par la mise en place de contrôles sanitaires pour les voyageurs aériens en provenance des zones touchées et par la suspension temporaire des services de visas.
Ces mesures, annoncées par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) interviennent alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) comme une urgence sanitaire internationale.
"À l'heure actuelle, les CDC jugent faible le risque immédiat pour la population américaine, mais nous continuerons d'évaluer la situation et pourrions adapter les mesures de santé publique en fonction des nouvelles informations disponibles", a déclaré l'agence sanitaire dans un communiqué.
Les CDC avaient déclaré, au cours du week-end, travailler à coordonner "le rapatriement en toute sécurité d'un petit nombre d'Américains directement touchés par cette épidémie". Outre les contrôles effectués dans les aéroports, les CDC ont annoncé la mise en place de restrictions d'entrée pour les ressortissants étrangers ayant voyagé en Ouganda, en République démocratique du Congo (RDC) ou au Soudan du Sud au cours des 21 derniers jours.
Suspension temporaire des visas
L'ambassade des États-Unis à Kampala a annoncé la suspension temporaire de tous ses services de visas et indiqué que les demandeurs concernés avaient été informés.
Il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique contre la souche responsable de la propagation de cette maladie hautement contagieuse. Selon les derniers chiffres publiés dimanche par le ministre de la Santé de la RDC, Samuel-Roger Kamba, 91 décès seraient liés à la recrudescence actuelle des cas. Environ 350 cas suspects ont été signalés et la plupart des personnes infectées ont entre 20 et 39 ans.
Les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, se sont officiellement retirés de l'OMS cette année.