L’État retient des millions aux mutualités qui n’atteignent pas leurs objectifs
L’an dernier, l’État a retenu près de 15 millions d’euros sur les moyens destinés aux mutualités parce que celles-ci n’avaient pas atteint les objectifs fixés. C’est ce qu’écrit jeudi De Tijd, sur la base de chiffres demandés à l’Inami.
Depuis 2022, l’État peut retenir jusqu’à 20 % des frais administratifs annuels accordés aux mutualités, en fonction de leurs performances sur une série de sept critères évalués l’année précédente.
Il est notamment vérifié si elles effectuent dans les délais les remboursements et le versement des indemnités, si elles organisent suffisamment de contrôles internes pour lutter contre les abus et si elles mettent en place assez de trajets de retour au travail pour les malades de longue durée. Plus le score est faible, plus les moyens de fonctionnement sont réduits.
15 millions sur 1,4 milliard
Cette responsabilisation financière pèse de plus en plus lourd. En 2023, le montant total retenu s’élevait à 8,5 millions d’euros. L’année suivante, il atteignait 11,7 millions, avant de grimper à 14,8 millions d’euros en 2025. En deux ans, la hausse atteint donc près de 75 %.
Rapportée au budget administratif total que l’État accorde aux mutualités - plus de 1,4 milliard d’euros -, cette somme reste toutefois relativement limitée.
L’Union nationale des Mutualités libérales (UNML) a vu ses performances se détériorer ces dernières années et a ainsi perdu, pour la seule année dernière, 2,6 millions d’euros.
Parmi les mutualités obtenant de meilleurs résultats figurent les Mutualités neutres, qui constituent la plus petite des cinq unions nationales en nombre d’affiliés. L’Alliance nationale des Mutualités chrétiennes - dont fait partie la CM en Flandre - et les Mutualités libres - dont Helan est l’une des marques en Flandre - obtiennent également des résultats supérieurs à la moyenne, selon De Tijd.
Lire aussi : Vandenbroucke propose un nouveau pacte avec les mutualités