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Un nouvel outil permet de mieux cartographier le rejet après une transplantation rénale

Des chercheurs de Louvain proposent une nouvelle façon d'estimer avec beaucoup plus de précision le rejet après une transplantation rénale. Sur la base de près de 20.000 biopsies rénales, ils ont construit un modèle mathématique qui permet de mieux comprendre les causes sous-jacentes du rejet. Il est ainsi plus facile d'estimer quand un rein de donneur est rejeté et comment traiter ce rejet. L'étude, la plus importante jamais réalisée dans ce domaine, a été publiée dans Nature Communications.

Après une greffe de rein, les patients reçoivent en permanence des médicaments pour supprimer le système immunitaire. Pourtant, un patient sur trois sera tôt ou tard confronté à un rejet. Cela est dû à l'inévitable incompatibilité entre le donneur et le receveur, qui peut déclencher une réaction des cellules du système immunitaire ou des anticorps déjà présents. Le processus se manifeste par une inflammation du rein greffé, qui peut être très légère ou grave. Dans les cas les plus graves, le patient a besoin d'une dialyse rénale ou d'une autre greffe.

Aujourd'hui, l'étalon-or pour étudier le rejet est la biopsie, qui consiste à prélever un morceau de tissu sur le rein greffé et à l'examiner en laboratoire. Il s'agit d'appliquer la classification internationale de Banff. Celle-ci confirme la présence d'un rejet et distingue un nombre limité de sous-types, mais ne fournit que peu d'informations sur la gravité de la maladie.

Modèle mathématique

Prof. dr. Maarten Naesens, nefroloog in UZ Leuven
Pr Maarten Naesens, néphrologue à l'UZ Leuven

"La méthode actuelle d'évaluation du rejet ne tient pas suffisamment compte du fait qu'il s'agit d'un processus graduel avec différentes causes possibles et différents degrés de gravité, de subtil à très sévère", explique le professeur Maarten Naesens, néphrologue à l'UZ Leuven. "C'est pourquoi nous avons développé un modèle mathématique qui nous donne une image détaillée des quatre dimensions du rejet : à quel point il est aigu, à quel point il est chronique et dans quelle mesure les processus cellulaires et/ou anticorps jouent un rôle. Cette nuance est absente de la classification actuelle, mais elle est essentielle pour choisir la bonne thérapie".

Son collègue et premier auteur de la publication, le Dr Thibaut Vaulet (UZ Leuven), ajoute : "Notre nouvel outil montre également à quel point le risque d'insuffisance rénale est élevé : chaque augmentation d'un point en termes d'activité de la maladie ou de dommages chroniques augmente le risque de perdre le rein transplanté de 15 à 20 pour cent. Ces résultats étaient similaires dans tous les centres de transplantation concernés et semblent donc très pertinents d'un point de vue clinique".

Un groupe de travail international, présidé par le professeur Naesens, se réunit deux fois par an pour affiner la classification du rejet. Le modèle de Louvain devrait être inclus dans les lignes directrices mondiales sur le rejet après une transplantation rénale dans les années à venir.

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Écrit par La rédaction28 novembre 2025

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