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Un programme de remise en forme pour les enfants obèses

Les enfants qui suivent un traitement contre l’obésité à l’UZ Brussel peuvent désormais bénéficier d’un programme adapté auprès de la chaîne de salles de sport Jims. L’objectif est d’inciter les enfants à pratiquer une activité physique sur le long terme.

Erik Derycke - 3 novembre 2026

kinderen met obesitas

Dans le traitement des enfants obèses, nous ne nous limitons pas uniquement au poids. C’est ce qu’affirme la Pre Inge Gies, endocrinologue pédiatrique et chef de service à l’hôpital des enfants de l’UZ Brussel. « L’activité physique a non seulement un impact positif sur la santé physique, mais elle peut également aider les enfants à se sentir mieux dans leur peau et à avoir davantage confiance en leur corps. »

Les enfants obèses sont généralement motivés pour faire du sport, explique la Pre Gies. Mais ils ont souvent déjà vécu des expériences négatives, comme ne pas pouvoir suivre le rythme, se blesser rapidement ou être exclus. Il existe également peu de sports ou d’initiatives adaptés à leur corps ou à leurs besoins.

« Ce que nous faisons souvent, c’est prescrire quelques séances de kinésithérapie, dans l’espoir qu’ils développent un peu de force et de capacité aérobie et puissent ensuite intégrer un club de sport classique. Mais il ne s’agit là que d’un nombre limité de séances individuelles, et les enfants passent alors à côté de l’aspect social du sport. De plus, cela reste dans le cadre médical », explique l’endocrinologue.

fitness obesitas

Un programme sur mesure

La chaîne de fitness Jims (qui fait partie du groupe Colruyt) propose déjà une offre destinée aux adultes obèses, en collaboration notamment avec le CHU Tivoli et le Ziekenhuis Geel, et a contacté l’UZ Brussel afin de mettre en place une initiative similaire pour les jeunes (de 12 à 18 ans).

« Nous avons formé les coaches de la filiale de Jette aux besoins spécifiques des adolescents en situation d’obésité », explique la Pre Gies. « Les enfants pris en charge dans notre centre pédiatrique multidisciplinaire de l’obésité (CPMO) sont classés selon le système de stadification de l’obésité d’Edmonton, qui ne se base pas uniquement sur l’IMC, mais tient également compte des facteurs de risque médicaux et psychologiques, du bien-être mental et des limitations fonctionnelles. Ils ne sont donc pas comparables aux adhérents classiques d’une salle de sport. Les coachs ont appris à gérer cette spécificité. »

Il faut aussi que cela reste un moment agréable pour les jeunes: ils peuvent dès lors proposer eux-mêmes les appareils qu’ils souhaitent essayer, et choisir leur propre musique.

Un parcours de soins mieux connu

Le parcours de soins dédié à l’obésité infantile existe depuis près de trois ans. Le CPMO de l’UZ Brussel constate toujours une augmentation du nombre de nouveaux patients. « Le parcours de soins est de mieux en mieux connu des professionnels de santé de première ligne confrontés à des enfants obèses », explique Inge Gies. « La prise de conscience de l’importance d’un diagnostic et d’un plan de traitement adapté s’est également renforcée. »

« C’est une très bonne chose que davantage d’enfants soient suivis dans le cadre de ce parcours de soins, mais l’objectif n’est pas qu’un enfant y reste indéfiniment. Nous essayons autant que possible de les réorienter vers les soins de première ligne et vers des activités sportives et physiques ordinaires. Cette initiative s’inscrit parfaitement dans cette démarche », relève l’endocrinologue.

« Ce n’est pas que nous souhaitions à tout prix amener tous les enfants à la salle de sport, mais nous espérons que cette initiative sera une source d’inspiration pour d’autres partenaires et organisations. »

« Au début, la première ligne se posait beaucoup de questions sur ce qu’on attendait d’eux lorsqu’ils prenaient le relais. Aujourd’hui, nous nous soutenons mutuellement et nous échangeons également des conseils et des plans de traitement. »

« Ce n’est pas que nous souhaitions à tout prix amener tous les enfants à la salle de sport, mais nous espérons que cette initiative inspirera d’autres partenaires et organisations afin qu’ils soient également attentifs aux besoins des enfants obèses et qu’ils veillent à ce qu’ils puissent commencer un sport. Nous espérons que de nombreuses autres initiatives verront le jour. »

La prévention reste la clé

La prévention de l’obésité reste cruciale, affirme la Pre Gies. « C’est une bonne chose qu’il existe un parcours de soins, mais nous devons parvenir à réduire le nombre de nouveaux cas. Les médecins généralistes, Kind en Gezin/l’ONE et les centres PMS sont déjà davantage sensibilisés : la prise de poids sera abordée plus rapidement. Mais en tant que société, nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir : en matière d’alimentation malsaine, d’offre alimentaire autour des écoles, de l’importance d’un sommeil de qualité et de possibilités d’activité physique suffisantes pour les enfants. »

Les pouvoirs publics ont également un rôle à jouer à cet égard, estime l’endocrinologue: « Pensez à l’offre de repas sains à l’école, à l’information sur l’alimentation saine et aux besoins des jeunes enfants… Les règles relatives au marketing des aliments malsains pourraient également être nettement plus strictes. »

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