Interventions sur le mode de vie

Un quart des jeunes ne pratiquent suffisamment d’activité physique aucun jour de la semaine

Un quart des jeunes dans le monde, soit environ 240 millions d’adolescents âgés de 11 à 17 ans, n’atteignent aucun jour de la semaine le niveau d’activité physique recommandé. C’est ce qui ressort d’une étude de grande envergure publiée dans The Lancet Global Health.

Les chercheurs ont analysé les données de 389 enquêtes de population portant sur plus de 3,2 millions de jeunes issus de 140 pays. Ils ont examiné combien de jours par semaine les jeunes pratiquaient au moins 60 minutes d’activité physique d’intensité modérée à soutenue par jour, conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’analyse tenait compte aussi bien des activités sportives que de l’activité physique pratiquée à l’école, lors des déplacements et pendant les loisirs.

L’étude a révélé qu’en 2025, les jeunes pratiquaient en moyenne une activité physique suffisante 2,7 jours par semaine, soit pratiquement autant qu’en 2010. Seuls 14 % pratiquaient 60 minutes d’activité physique chaque jour. Les chercheurs ont également constaté qu’aucun pays ni aucune région n’était en bonne voie pour atteindre l’objectif fixé par l’OMS pour 2030.

Différences entre les garçons et les filles

La différence entre les garçons et les filles est particulièrement frappante. Les garçons pratiquaient suffisamment d’activité physique en moyenne trois jours par semaine, contre 2,4 jours pour les filles. Parmi ces dernières, 28 % n’atteignaient le niveau d’activité physique recommandé aucun jour de la semaine, contre 22 % des garçons. En outre, le niveau d’activité physique des filles diminuait davantage avec l’âge.

Des différences géographiques marquées ont également été observées. En Europe et dans certains pays asiatiques, par exemple, les jeunes pratiquaient suffisamment d’activité physique en moyenne quatre jours par semaine. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, cette moyenne tombait à environ deux jours.

Selon les chercheurs, ces différences s’expliquent par la disponibilité des infrastructures sportives, des itinéraires cyclables et piétonniers sécurisés ainsi que des espaces publics accessibles, tels que les parcs. Les normes sociales et les problèmes de sécurité constituent également des obstacles à la pratique quotidienne d’une activité physique, en particulier chez les filles.

Les auteurs plaident dès lors pour une approche active plus globale, reposant sur une collaboration entre les écoles, les pouvoirs publics et le secteur de la santé afin de rendre l’activité physique plus accessible. Une attention particulière devrait être accordée aux jeunes qui sont actuellement les moins actifs. Le maintien d’un niveau d’activité physique aussi faible inquiète les chercheurs, car une activité physique suffisante à l’adolescence contribue à la santé tant physique que mentale, y compris à un âge plus avancé.

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