Le gouvernement Trump consacre des ressources à l'étude des rares effets secondaires des vaccins
Le ministre de la Santé de Donald Trump Robert Kennedy Jr, décrié pour ses positions vaccinosceptiques, a annoncé jeudi une série d'initiatives pour mieux étudier et prendre en charge les effets indésirables graves liés aux vaccins, considérés comme très rares.

"Nous devons écouter les patients et leurs familles qui signalent des effets indésirables liés aux vaccins, et non les ignorer ou les faire douter", a déclaré le ministre dans un communiqué annonçant la création d'un centre dédié à la recherche et aux soins de ces effets secondaires ainsi que des mesures visant à faciliter leur déclaration.
Comme tous les produits de santé, les vaccins peuvent avoir des effets secondaires, notamment bénins, comme une légère fièvre ou une douleur au point d'injection.
Les effets indésirables graves sont eux très rares et font l'objet d'une surveillance continue par les autorités sanitaires afin de garantir que le bénéfice de la vaccination reste largement supérieur au risque.
Selon l'OMS, la vaccination permet actuellement d'éviter chaque année entre 3,5 et 5 millions de décès dus à des maladies telles que la diphtérie, le tétanos, la grippe ou encore la rougeole.
"La question n'est pas vraiment de savoir si nous devons étudier la sécurité des vaccins. Bien sûr que nous devons le faire, mais nous disposons déjà de systèmes" pour le faire, a réagi l'épidémiologiste Michael Osterholm, directeur du Centre de recherche et de politique sur les maladies infectieuses (CIDRAP) de l'université du Minnesota auprès de la radio américaine NPR.
Tout en estimant que davantage de recherche ou de moyens seraient bienvenus, plusieurs experts s'inquiètent des intentions de Robert Kennedy Jr qui a relayé à de multiples reprises de fausses informations sur les vaccins et entrepris contre l'avis d'une majorité de soignants et de scientifiques une profonde refonte de la politique vaccinale américaine.