Crise sanitaire : Le ministre wallon Coppieters préconise une adaptation de BE-Alert et l'appui des généralistes
Le ministre wallon de la Santé et de l'Environnement Yves Coppieters, a préconisé lundi une révision du système BE-Alert afin de le rendre "adaptatif" et capable de prévenir automatiquement toutes les personnes présentes sur un territoire en cas de crise sanitaire ou environnementale.

Les vagues de chaleur de cet été se sont traduites par une surmortalité de près de 3.000 personnes ayant particulièrement touché la Wallonie. Elles ont mis en évidence un manque de croisement entre les indicateurs de santé et d'environnement, a exposé le ministre Coppieters (photo), sur les ondes de La Première (RTBF).
Parmi les territoires les plus frappés, Yves Coppieters cite les arrondissements de Liège et de La Louvière. "On s'est rendu compte pendant cette crise que les indicateurs santé et environnement n'étaient pas en lien les uns avec les autres. C'est-à-dire qu'on n'avait pas par exemple des cartographies qui nous permettraient d'identifier des îlots de chaleur urbains avec une précarité de population, avec des caractéristiques urbaines et avec la dimension de l'isolement social.
Pour protéger les personnes isolées, l'exécutif veut s'appuyer sur le travail de proximité des CPAS, des communes et des médecins généralistes via des appels et des visites à domicile.
Donc la volonté c'est de travailler maintenant sur des cartographies conjointes beaucoup plus réactives qui nous permettent d'identifier mieux les zones à risque". Pour protéger les personnes isolées, l'exécutif veut s'appuyer sur le travail de proximité des CPAS, des communes et des médecins généralistes via des appels et des visites à domicile.
En parallèle, le suivi de la qualité de l'air lors d'incendies comme celui qui a ravagé les Hautes Fagnes sera renforcé par des stations mobiles, des drones et la cartographie satellite pour envoyer des messages d'alerte ciblés en temps réel. Après la première vague de chaleur qui a révélé à quel point les instances concernées ne se connaissaient pas, une meilleure coordination s'est mise en place entre les structures régionales et provinciales (SPW, ISSeP, AViQ), qui sont désormais dotées de protocoles communs en santé et environnement, selon le ministre.