Selon une étude de la KU Leuven
Les PFAS liés à un cholestérol élevé et à des troubles rénaux et hépatiques
L’exposition aux PFAS est associée à différents problèmes de santé, tels qu’un taux de cholestérol plus élevé, une augmentation des valeurs hépatiques et des signes d’altération de la fonction rénale. C’est ce qui ressort d’une nouvelle étude menée auprès de 1.734 Flamands par la KU Leuven et l’organisation partenaire Milieugezondheidszorg, à la demande du Departement Zorg.
Si les préoccupations concernant les PFAS sont importantes, les connaissances quant à leur impact restent encore relativement limitées.
Les PFAS sont ces substances qui se dégradent difficilement et qui s’accumulent dans l’environnement et notre organisme. Comme elles ne disparaissent pas spontanément, elles peuvent, à terme, représenter un risque pour la santé.
En Flandre, la question a pris de l’ampleur en 2021, lorsque des documents ont révélé que les sols autour de l’usine 3M de Zwijndrecht étaient extrêmement contaminés par le PFOS, une forme spécifique de PFAS.
Une association, non une causalité
La nouvelle étude concerne principalement de personnes vivant dans la région autour de 3M, ayant participé à des analyses sanguines. Le Dr Pieter Jansen souligne que les résultats mettent uniquement en évidence une association, et non un lien de causalité.
« Cette étude montre une nouvelle fois que l’influence des PFAS sur la santé se manifeste par des modifications subtiles des paramètres de santé et par une augmentation des risques pour la santé, plutôt que par le fait de provoquer directement des maladies », explique-t-il.
L’étude constate ainsi que les personnes présentant des concentrations plus élevées de PFAS ont plus souvent un taux de cholestérol plus élevé, mais cela ne se traduit pas immédiatement par une augmentation des maladies cardiovasculaires.
Pour d’autres effets sur la santé, tels que le fonctionnement de la thyroïde et la survenue d’allergies et d’infections, l’étude ne met en évidence aucune association, voire une association inverse.
Limiter l'exposition
Selon le Departement Zorg, les résultats montrent une fois de plus qu’il est important de limiter l’exposition aux PFAS en poursuivant les efforts d’assainissement et de réduction des émissions.
La ministre flamande du Bien-être, Caroline Gennez (Vooruit), réagit en affirmant qu’on ne saurait être trop prudent lorsqu’il s’agit de santé. Elle souligne que les PFAS doivent être rapidement éliminés progressivement. La ministre estime également qu’il est important de cartographier clairement la pollution.
« C’est ce que nous faisons, par exemple, en analysant les œufs provenant des jardins des riverains. Cela permet d’obtenir une image plus claire de la source et de la propagation de la pollution, ainsi que de l’exposition potentielle des personnes », conclut Caroline Gennez.