Un jeune Belge sur trois reporte sa visite chez le dentiste pour des raisons financières
Un jeune Belge sur trois âgé de moins de 35 ans (32,1%) a déjà reporté une consultation ou un traitement dentaire pour des raisons financières, selon une enquête menée par iVOX pour le compte de la mutualité libre Helan auprès d'un millier de personnes.

Toutes raisons confondues, la moitié (50,2%) des moins de 35 ans a déjà reporté une consultation ou un traitement dentaire, voire y a renoncé complètement. Cette proportion est nettement plus élevée que celle des plus de 55 ans. Près d'un tiers de tous les jeunes (32,1%) l'ont donc fait pour des raisons financières. La peur du dentiste joue également un rôle : 1 personne sur 6 (16,7%) a déjà évoqué cette justification pour ne pas se rendre chez le dentiste.
Ces inquiétudes financières vont de pair avec une mauvaise estimation du coût réel. Or ce sont justement les jeunes qui ont le plus souvent tendance à le sous-estimer. Pas moins de 84,2% des moins de 35 ans sous-estiment le coût moyen d'un implant avec couronne. Ils arrivent ainsi en tête, même s'ils sont loin d'être les seuls: plus de 7 Belges sur 10 (71,3%) sous-estiment ce coût.
Les estimations sont également erronées en ce qui concerne les traitements orthodontiques: les jeunes de moins de 35 ans estiment le coût moyen à un peu plus de 2.300 euros, alors qu'ils reviennent en moyenne à 3.700 euros.
Pour de nombreux Belges, l'accessibilité financière est une préoccupation réelle. Plus de la moitié (52,2%) des sondés ne disposant pas d'assurance dentaire déclarent avoir des difficultés à faire face à une facture dentaire imprévue de 1.000 euros.
"Les soins dentaires nécessaires ne doivent pas dépendre du montant dont dispose une personne sur son compte bancaire", estime Tom Coolen, directeur général de la mutualité Helan. "Pour les soins dentaires médicalement nécessaires et justifiés, la protection collective doit, selon nous, être renforcée. L'extension du plafond de remboursement à l'orthodontie constitue donc une avancée positive. Dans le même temps, il restera des frais dentaires qui ne seront pas entièrement pris en charge par l'assurance maladie obligatoire. Dans ce cas, une assurance complémentaire peut protéger les personnes contre une facture élevée et inattendue."