Le test de l'albumine chez les groupes à risque sera remboursé à partir du 1er septembre
En cas d’hypertension ou d’insuffisance rénale
À partir du 1er septembre, le test urinaire de dépistage de l’albumine sera pris en charge pour les personnes souffrant d’hypertension artérielle ou présentant déjà une insuffisance rénale. C’est ce qu’ont annoncé vendredi l’Association belge de néphrologie (BVN-SBN) et l’association de patients NierNet Vlaanderen.
Ce test permet de détecter une atteinte rénale à un stade précoce, souvent avant même l’apparition de symptômes évidents ou d’une insuffisance rénale sévère.
On estime à 1,1 million le nombre de Belges souffrant d’une maladie rénale chronique, et ce chiffre ne cesse d’augmenter d’année en année. Le test urinaire de dépistage de l’albumine est le meilleur test permettant un dépistage précoce, affirment les deux organisations.
L’albumine est une protéine qui, en temps normal, n’est pratiquement pas présente dans l’urine. Lorsque des quantités importantes d’albumine sont toutefois détectées dans l’urine, cela peut indiquer une atteinte des filtres rénaux. Ainsi, ce test permet de mettre en évidence un problème rénal à un moment où la fonction rénale semble encore relativement normale.
À compter du 1er septembre, ce test sera pris en charge pour les personnes souffrant d’hypertension artérielle ou présentant déjà une insuffisance rénale. Les parents au premier degré de personnes atteintes d’insuffisance rénale, traitées par dialyse ou ayant bénéficié d’une greffe rénale, peuvent également bénéficier de ce test une fois par an.
Vers un dépistage de population ?
Ce remboursement constitue une avancée très importante et offre des perspectives d’amélioration de la santé des personnes souffrant de troubles rénaux, estime la Société belge de néphrologie. La Société belge de néphrologie plaide en faveur de la mise à disposition de ce test pour toutes les personnes âgées de plus de 50 ans, dans le cadre d’un dépistage de population sur le modèle de la campagne « Stop au cancer colorectal ».
« Nous voyons cela au-delà des seuls groupes à risque : cela devrait devenir un dépistage généralisé à l’échelle de la population, comme c’est déjà le cas pour le cancer du sein et le cancer colorectal. De plus, le test urinaire de dépistage de l’albuminurie est beaucoup plus accessible qu’un prélèvement de selles », a déclaré à Artsenkrant le Dr Elien Mahieu, néphrologue à l’AZ Glorieux (Ronse) .
« Un tel programme de dépistage précoce permettrait d’éviter de graves problèmes de santé chez des milliers de personnes », affirme la Société belge de néphrologie.