Une ex-molécule de Galapagos suscite de gros espoirs
Maladies auto-immunes: la biotech belge Coultreon lève 125 millions de dollars en vue d'essais de phase 2
Coultreon Biopharma vient de lever 125 millions de dollars en vue d'essais avec une ancienne molécule orale de Galapagos. La biotech basée à Louvain mise gros sur "COL-5671", qu'elle va tester dans le psoriasis et la rectocolite hémorragique dans un premier temps. Mais d'autres pathologies auto-immunes pourraient suivre.
Il y a tout juste un an, Galapagos - biotech également basée chez nous et cotée en bourse - cédait à Onco3R Therapeutics un portefeuille de petites molécules candidates en immunologie et en oncologie en échange de participations à son capital.
Désormais rebaptisée Coultreon Biopharma, la firme de Louvain vient d'annoncer qu'elle avait terminé un tour de financement (série A - 125 millions de dollars) pour poursuivre des essais cliniques avec un ancien médicament sous licence de Galapagos, le COL-5671, actuellement en phase 1, qui dispose d'un gros potentiel en immunologie en tant qu'inhibiteur de SIK3.
Nouveau modulateur des voies immunitaires
Selon le site d'informations BioPharma Dive, Coultreon prévoirait de lancer un essai de phase 2 dans le psoriasis et la rectocolite hémorragique, avec des premières données attendues déjà l'an prochain. En cas de résultats cliniques prometteurs, des essais pourraient également concerner la maladie de Crohn et la polyarthrite rhumatoïde.
La famille de protéines SIK (salt-inducible kinases) jouerait, selon Coultreon, un rôle majeur dans les anomalies de signalisation associées à différentes maladies auto-immunes. Inhiber l'activité de la SIK3 influencerait plusieurs médiateurs de l’inflammation, comme l’IL-23 et le TNF alpha, cibles thérapeutiques majeures. Le COL-5671 permettrait dès lors un « contrôle plus large et plus durable de la maladie » que les traitements actuels.
"Les maladies auto-immunes restent un domaine marqué par d’importants besoins médicaux non satisfaits, de nombreux patients enchaînant des traitements qui ne parviennent pas à assurer un contrôle durable de l’inflammation ou de la progression de la maladie", explique la biotech de Louvain par voie de communiqué. "SIK3, déterminant central des signalisations immunitaires pathogènes, pourrait offrir une approche différenciée et potentiellement plus ciblée pour le traitement des maladies auto-immunes."
Parmi les autres programmes dans le pipeline repris de Galapagos, l'an dernier, par Coultreon, se trouvent, en oncologie, de petites molécules ciblant notamment FGFR3, SMARCA2 et la mutation P53 Y220C.