Les écoles bruxelloises restent exposées au dioxyde d'azote
Près de 170 écoles fondamentales à Bruxelles sont exposées à des concentrations en dioxyde d'azote largement supérieures aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), selon une étude dévoilée jeudi par Les Chercheurs d'air.
L'association s'est penchée sur la qualité de l'air aux abords des écoles bruxelloises. Le résultat, basé sur les analyses de Sirane, un logiciel piloté par l'UCLouvain qui permet de modéliser la pollution atmosphérique, est sans appel: toutes les écoles de Bruxelles sont au-dessus des recommandations de l'OMS pour les émissions de dioxyde d'azote (NO2).
Sur les 618 écoles fondamentales (maternelles et primaires) analysées en 2024 par le logiciel, 167 (soit 27,1%) connaissent des concentrations supérieures à 15 µg/m3. Selon l'OMS, le dépassement du seuil de 10µg/m3 est associé à des risques importants pour la santé publique.
Le constat est toutefois meilleur qu'il y a deux ans. Dans une étude similaire, réalisée alors à partir de mesures effectuées en 2022, il y avait nettement plus d'écoles connaissant une très forte exposition au NO2 (supérieure à 20 µg/m3). De 121 en 2022, il n'y en avait plus que 7 deux ans plus tard.
Pour les Chercheurs d'air, la situation reste préoccupante. "Les jeunes enfants sont particulièrement vulnérables à la pollution de l'air car leur métabolisme est encore en construction, ils respirent plus vite et, du fait de leur petite taille, inhalent plus de pollution émise par les pots d'échappement."
Elle plaide notamment pour ne pas modifier le calendrier de la zone basses émissions à Bruxelles (LEZ) et d'aménager plus de rues scolaires "Des études en provenance de Londres et Paris montrent qu'elles permettent de réduire les concentrations en NO2 entre 23 et 30%. Aujourd'hui, en Région bruxelloise, seules 11% des écoles maternelles et primaires bénéficient d'une rue scolaire", déplore l'association.