Georges-Louis Bouchez qualifie les mutuelles de « vampires d’argent public »
Le président du MR veut réduire les dépenses de l’État pour assainir le budget fédéral. Dans une interview accordée à RTL info lundi 28 septembre, il a particulièrement visé les aides publiques accordées aux mutuelles et aux syndicats.

« Celui qui doit faire un effort, c’est l’État », a déclaré Georges-Louis Bouchez à Martin Buxant. Le président du MR estime possible de réduire les dépenses publiques de 10 milliards d’euros. Il veut épargner les travailleurs, les entrepreneurs et les investisseurs, et refuse notamment une hausse de la TVA ou des accises sur les carburants.
Parmi les dépenses qu’il entend revoir, il cite les aides à l’emploi, dont bénéficient aussi des mutuelles et des syndicats. « Les syndicats et les mutuelles, eux, c’est vraiment les vampires d’argent public », a-t-il lancé. Selon lui, ces organisations obtiennent des subsides et des emplois aidés qui serviraient « juste à un projet politique, pas le service aux gens ». Il n’a toutefois pas détaillé, dans cet entretien, les montants qu’il souhaiterait retirer aux mutuelles ni les activités concernées.
« ll y a plein de faux malades dans ce pays."
Georges-Louis Bouchez a également évoqué les dépenses liées à la maladie. « Il y a des vrais malades, ils doivent être soutenus, mais il y a aussi plein de faux malades dans ce pays », a-t-il affirmé, sans avancer de chiffre pour étayer cette distinction ni préciser les mesures qu’il propose sur ce point.
Le président du MR plaide enfin pour une réduction de l’appareil d’État et un redimensionnement de la fonction publique au fil des départs à la pension, avec l’aide des nouvelles technologies. À ses yeux, les économies doivent venir d’abord du fonctionnement des pouvoirs publics et de la lutte contre les abus.