Saturation totale du 1733
Le GBO/Cartel interpelle les autorités pour anticiper la prochaine vague de chaleur
Le week-end dernier, marqué par un épisode de forte chaleur, a placé les services d’urgence hospitaliers et plusieurs postes médicaux de garde sous une pression exceptionnelle, avec une saturation totale du 1733. Le GBO/Cartel a interpellé les cabinets des ministres Vandenbroucke et Coppieters afin qu’une réunion de crise soit organisée avant le prochain épisode caniculaire annoncé, annonce le syndicat par voie de communiqué.
"Dans plusieurs régions, les médecins ont rapporté une augmentation importante des interventions, des difficultés d’accès aux urgences hospitalières déjà saturées, ainsi que des délais d’attente particulièrement longs au 1733, dépassant parfois une heure", contextualise le GBO.
"Plusieurs PMG ont également constaté une diminution paradoxale des consultations, de nombreux patients renonçant vraisemblablement à attendre une réponse du 1733 et se présentant directement aux services d’urgence."
Pas de retour temporaire en « phase 1 » du tri téléphonique
Selon le syndicat médical, les témoignages recueillis à Liège, Verviers et Charleroi mettent en évidence un manque d’anticipation face à une situation pourtant prévisible. "Malgré les alertes émises par le terrain, les demandes de retour temporaire en « phase 1 » du tri téléphonique – permettant aux PMG de reprendre directement les appels lorsque le 1733 est saturé – n’ont pas été suivies d’effet."
Canicule : le ministre Coppieters dénonce l'inaction du Premier ministre
Alors que le numéro d'urgence 112 reçoit en moyenne 6.000 appels par jour, il en a reçu 12.208 samedi et 19.321 dimanche, selon le SPF Santé publique. Les services d'urgence médicale ont également été sous pression: samedi, 4.579 interventions médicales ont eu lieu, et 3.994 dimanche, selon l'Agence Belga.
"L’objectif est clair : éviter que les services d’urgence ne soient davantage engorgés par des situations relevant des soins de première ligne."
Face à ces constats, le GBO/Cartel a immédiatement interpellé les cabinets des ministres Frank Vandenbroucke et Yves Coppieters afin qu’une réunion de crise soit organisée avant le prochain épisode caniculaire annoncé.
"Le GBO/Cartel demande, d’une part, la mise en place d’un budget de crise permettant aux PMG de renforcer rapidement leurs équipes (accueillants, chauffeurs, personnel de soutien…) et, d’autre part, la possibilité d’activer sans délai un retour en phase 1 lorsque le 1733 ne parvient plus à absorber le volume d’appels. L’objectif est clair : garantir un accès rapide à la médecine générale, soutenir les équipes de terrain et éviter que les services d’urgence ne soient davantage engorgés par des situations relevant des soins de première ligne."
Le syndicat demande que les pouvoirs publics impliquent immédiatement la médecine générale et la première ligne dès qu’une crise s’annonce ou s’installe, "en prenant appui sur les apports spécifiques de cette première ligne."
Et de conclure: "Souvenons-nous des dispositions prises par la médecine générale lors de la crise covid avant les réactions des pouvoirs publics…"