Huisartsgeneeskunde

Prix du Généraliste

Amélioration de la prise en charge des addictions chez les patients schizophrènes ou souffrant de troubles psychotiques

Une analyse qualitative des pratiques et pistes pour renforcer la collaboration psychiatrie - médecine générale.

Dr Thibaud Snakenbroek (UCLouvain) - Promoteur: Dr Pierre Schepens - 4 mei 2026

médecin patient schizophrénieLes patients dits « double diagnostic », souffrant à la fois de troubles psychotiques et de troubles addictifs, sont des patients complexes, dont la prise en charge peut parfois mettre les soignants à l’épreuve. Doublement stigmatisés, ils cumulent instabilité clinique, précarité sociale et faible adhésion aux soins. Pourtant, alors même que ces troubles sont associés dans près d’un cas sur deux, ils continuent d’être pensés, et souvent traités, séparément. Comme si leur coexistence rendait leur prise en charge illégitime.

Objectif

Entre deux mondes qui se côtoient sans réellement se rencontrer, ces patients deviennent parfois ceux que personne ne veut vraiment suivre. Trop psychiatriques pour la première ligne, trop instables pour certaines structures spécialisées, ils se retrouvent à la frontière d’un système qui peine à les contenir. Car ces patients ne sont pas seulement complexes. Ils sont révélateurs des limites de notre organisation et de nos modes de collaboration. Leur difficulté n’est pas la cause des
dysfonctionnements du système : elle en est le symptôme.

Cependant, de nombreuses zones d’ombre persistent. Très peu d’études explorent les pratiques concrètes des médecins généralistes face à ces patients, leurs dilemmes ou les ressources qu’ils mobilisent. Et plus rarement encore, les relations entre médecins généralistes et psychiatres dans ce contexte spécifique.

Méthodologie

À travers le prisme de ces patients, ce travail propose d’explorer ces dynamiques, en s’intéressant particulièrement à la communication entre médecine générale et psychiatrie, au coeur de leur prise en charge. 20 entretiens semi-dirigés ont été réalisés auprès de dix médecins généralistes et dix psychiatres exerçant en Wallonie et à Bruxelles afin de comprendre comment, au quotidien, ces patients sont accompagnés… ou laissés entre deux rives.

L’analyse, menée selon une approche thématique inductive puis conceptualisante, a permis de faire émerger huit concepts structurant leur réalité. Ceux-ci s’organisent en une progression allant de l’expérience individuelle du patient à la construction du lien thérapeutique, puis aux enjeux de communication entre les acteurs jusqu'à une lecture plus globale du système.

Ce qui se dessine, c’est une médecine sans mode d’emploi. Face à l’absence de repères clairs, les soignants décrivent une pratique faite d’essais-erreurs. Une médecine où l’objectif n’est pas toujours de guérir, mais de maintenir le lien. Car dans ce contexte, le lien thérapeutique devient l’outil principal, et parfois le seul. Reconnaître le patient comme un patient « comme un autre », prendre en compte son corps autant que sa psyché, accepter les rechutes sans rompre la relation, autant de gestes simples en apparence, mais fondamentaux dans ces trajectoires fragiles. Pour ces patients, faire face à la maladie et aux addictions relève souvent d’un véritable « travail d’une vie ».

Résultats et discussion

La question du sevrage met particulièrement en lumière cette complexité. En ambulatoire, l’abstinence apparaît souvent comme difficilement atteignable, laissant place à des stratégies de réduction des risques et de stabilisation. À l’hôpital, le cadre permet un sevrage plus strict et offre parfois un temps de “wash out”, ce moment particulier où, débarrassé des substances, le patient peut être approché au plus près de lui-même. Mais ce moment s’accompagne fréquemment d’une rupture avec le suivi de terrain. Entre ces deux approches, la continuité reste fragile.

Souvent dernier point d’ancrage, parfois seul repère stable, le médecin généraliste assure une continuité là où tout tend à se rompre.

Au coeur de cette précarité se trouve une communication défaillante. Manque de temps, difficultés d’accès, sentiment de hiérarchie implicite… Les obstacles sont multiples et entretiennent un fonctionnement en silos. L’hospitalisation en devient le symbole : entrée sans dialogue, sortie sans relais. Le patient circule, mais l’information ne suit pas.

Pourtant, des leviers existent. Les réseaux de proximité, les équipes mobiles, l’implication des familles, mais surtout la création de liens directs entre soignants permettent de recréer du sens et de la continuité là où le système se fragmente.

Dans ce paysage, le médecin généraliste occupe une place singulière. Souvent dernier point d’ancrage, parfois seul repère stable, il assure une continuité là où tout tend à se rompre. Accompagner ces patients, c’est accepter une médecine où l’on ne réussit pas toujours, où l’on recommence souvent.

Comme le résume un intervenant : « Gagner jamais, soigner souvent, accompagner toujours. »

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