Selon le Risk Management Group (RMG)
Hantavirus sur un bateau de croisière : les deux passagers belges feront l'objet d'un "suivi médical rigoureux"
Le Risk Management Group (RMG) s'est réuni suite de la notification de l'épidémie d'hantavirus à bord d'un navire de croisière à destination des îles Canaries. Les deux passagers belges bénéficieront d'un "accueil approprié" et d'un "suivi médical rigoureux" à leur arrivée en Belgique, indique le SPF Santé publique. Davantage d'informations sur la mise en place pratique de ce suivi sont attendues.
Actuellement, tous les passagers, y compris les deux ressortissants belges, ne présentent aucun symptôme et sont donc en bonne santé, souligne le SPF Santé publique.
Un mécanisme européen de solidarité a été déclenché afin d'organiser le rapatriement des deux Belges. Les passagers et le personnel de bord seront d'abord désembarqués à Tenerife, en Espagne. D'ici là, ils restent en quarantaine dans leurs cabines avec des mesures d'hygiène strictes.
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À l'heure actuelle, le risque pour la santé publique est considéré comme très faible, ajoute le service public.
Le MV Hondius, battant pavillon néerlandais, fait l'objet d'une alerte sanitaire internationale depuis le week-end dernier, lorsque l'agence sanitaire des Nations unies, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a été informée que trois passagers étaient décédés et que la cause suspectée était l'hantavirus.
Le patient zéro a voyagé quatre mois en Amérique du Sud
Le couple de Néerlandais décédés - un homme de 70 ans, puis son épouse de 69 ans - avait voyagé au Chili, en Uruguay et en Argentine, avant d'embarquer sur le navire, selon les autorités sanitaires argentines. Il n'est, à ce jour, "pas possible de confirmer l'origine de la contagion" d'hantavirus, dont un foyer est apparu sur un navire parti le 1er avril d'Ushuaïa en Argentine, a indiqué le ministère argentin de la Santé.
Le Chili a également affirmé de son côté que les deux touristes néerlandais n'avaient probablement pas été contaminés sur son territoire.
"Au vu des informations fournies jusqu'à présent par les pays concernés et les organismes nationaux impliqués", notamment sur l'itinéraire du patient zéro, "il n'est pas possible de confirmer l'origine de la contagion", a annoncé le ministère à l'issue d'une réunion avec les référents sanitaires des 24 provinces du pays.
La veille, les autorités argentines avaient annoncé retracer l'itinéraire de deux passagers néerlandais du navire considérés comme les premiers cas de ce foyer viral. Ce couple avait voyagé quatre mois entre Argentine, Chili, Uruguay et de nouveau en Argentine à partir du 27 mars, avant d'embarquer à bord du MV Hondius le 1er avril.
Selon l'OMS, la période d'incubation de l'hantavirus est comprise entre une et six semaines.
La contamination de deux citoyens britanniques a par ailleurs été confirmée. Un autre cas suspect a également été signalé chez un Britannique sur l'île de Tristan da Cunha, qui fait partie de Sainte-Hélène, selon les autorités britanniques.