Rapport du KCE sur l’hospitalisation de jour : Santhea attend le second volet
Santhea a réagi à la publication du premier volet de l’étude du KCE consacrée à l’évolution des durées de séjour et au recours croissant à l’hospitalisation de jour dans les hôpitaux belges. Pour Santhea, ce premier rapport constitue une base de travail utile, à condition d’être appréhendé comme une étape et non comme une conclusion.
L’organisation insiste sur la nécessité d’intégrer le second volet de l’étude, attendu à l’automne 2026, qui devrait proposer des analyses plus fines par pathologie, par profil de patient et en tenant compte de la consommation de soins après la sortie de l’hôpital.
Lecture globale mais incomplète
La fédération souligne que ce premier volet « offre une lecture globale mais volontairement incomplète de la réalité hospitalière ». Les limites méthodologiques identifiées par le KCE lui-même appellent, selon elle, à la prudence, « en particulier en ce qui concerne les facteurs sociaux, la capacité de prise en charge après l’hospitalisation et l’impact potentiel sur la première ligne de soins ». Tous les patients ne sont en effet pas égaux face à l’hospitalisation de jour, notamment les patients âgés, polypathologiques ou socialement fragilisés.
Santhea rappelle par ailleurs que la notion d’efficience « ne peut se résumer à une simple réduction de la durée de séjour. » Un séjour plus court « s’accompagne souvent d’une intensification des soins, qui nécessite des équipes suffisantes, formées et disponibles, sans report excessif de la charge vers d’autres secteurs du système de santé ».
Dans ce contexte, la fédération estime que l’étude du KCE, une fois complétée par son second volet, pourra constituer l’un des socles scientifiques de la future réforme du paysage hospitalier. Santhea affirme enfin « qu’elle restera pleinement mobilisée pour contribuer de manière constructive à des décisions fondées sur des données complètes, nuancées et ancrées dans les réalités du terrain ».