Pharmacies
Distributeurs automatiques muraux : le retrait de médicaments autorisé, mais pas leur libre choix
Si les patients peuvent retirer des médicaments commandés au préalable via un distributeur automatique mural, il n’est pas autorisé de sélectionner soi-même des médicaments sans l’intervention d’un pharmacien, a précisé Frank Vandenbroucke en commission Santé de la Chambre. Le ministre n’a toutefois donné aucun calendrier concernant l’adaptation de la réglementation, telle que prévue dans l’accord de gouvernement.

En réponse à une question de Kathleen Depoorter (N-VA), le ministre a distingué trois situations. Premièrement, les patients peuvent retirer ultérieurement, à l’aide d’un code personnel, des médicaments commandés au préalable ou qui n’étaient pas immédiatement disponibles.
« Cela s’applique aussi bien aux médicaments soumis à prescription médicale qu’à ceux qui ne le sont pas. Le pharmacien conserve un droit de regard sur la délivrance et peut assurer les soins pharmaceutiques nécessaires. »
Par ailleurs, les médicaments non soumis à prescription médicale et les autres produits autorisés peuvent être commandés via la pharmacie en ligne et retirés dans un distributeur automatique. Le pharmacien conserve dans ce cadre son rôle de dispensateur d’informations.
En revanche, la sélection directe de médicaments sans l’intervention d’un pharmacien est exclue. « Les distributeurs automatiques permettant aux patients de sélectionner eux-mêmes des produits sans l’intervention d’un pharmacien ne sont pas autorisés pour les médicaments, car le pharmacien n’a alors aucun droit de regard sur le choix effectué et ne peut garantir la prestation préalable de soins pharmaceutiques. »
Le cadre légal reste un point d’attention
Frank Vandenbroucke a fait référence aux précisions déontologiques apportées par l’Ordre des pharmaciens. Kathleen Depoorter a toutefois averti que, selon elle, l’absence d’un cadre légal spécifique compliquait l’application de sanctions en cas de problème: « En cas de plainte concernant un confrère qui délivrerait des médicaments via un distributeur automatique mural, l’Ordre ne dispose d’aucun moyen pour infliger une sanction tant qu’il n’existe pas de cadre légal. »
Elle a demandé des règles plus claires concernant les distributeurs automatiques ne prévoyant aucun contact avec un pharmacien.
Bien que cette question figure dans l’accord de gouvernement, le ministre a reconnu ne pas encore l’avoir traitée en priorité. Il a déclaré ne pas avoir reçu suffisamment de signaux préoccupants et n’a avancé aucun calendrier concret.
« Je n’ai donc pas encore beaucoup avancé sur ce dossier, mais je souhaite engager le dialogue avec vous, Madame Depoorter, afin d’examiner comment nous pourrions lui donner forme. »