L’UZ Brussel met en service trois nouvelles salles de radiologie interventionnelle
L’UZ Brussel a récemment mis en service un nouveau bloc médico-technique comprenant trois salles spécialisées. Dans l’une d’elles, l’hôpital étudie la possibilité d’examiner directement les patients chez qui l’on suspecte un AVC aigu et, si nécessaire, de les traiter. Selon l’hôpital, cette approche pourrait permettre de gagner environ une demi-heure.
Le nouveau bloc comprend trois salles, chacune destinée à une application spécifique. La première est équipée d’un bras d’imagerie robotisé, qui peut être positionné autour du patient sous différents angles. L’équipe de traitement dispose ainsi d’une plus grande flexibilité pour réaliser une procédure par différentes voies d’accès (par exemple au niveau du poignet, de l’aine, du bras ou du cou). Pendant une intervention, les radiologues interventionnels peuvent immédiatement obtenir des images 3D détaillées et des images similaires à celles d’un scanner, puis adapter le traitement si nécessaire. L’imagerie peut, grâce à l’IA, éliminer les mouvements dus à la respiration ou aux battements du cœur.
Selon l’UZ Brussel, il s’agit de la première salle d’angiographie hybride de ce type en Europe. « Dans cette salle, nous pouvons notamment réaliser avec plus de précision des traitements oncologiques, comme le traitement local de tumeurs du foie par voie vasculaire », explique le radiologue interventionnel, le Dr Frans Van den Bergh. Cette technologie ouvre également de nouvelles possibilités pour les traitements mini-invasifs des fibromes utérins et de certains problèmes de prostate.
Étude WE-TRUST
La deuxième salle est équipée pour les interventions neurovasculaires. Grâce à deux bras d’imagerie, les médecins peuvent obtenir simultanément des images sous différents angles, ce qui leur permet de naviguer plus précisément dans les vaisseaux sanguins.
Dans cette salle, l’UZ Brussel participe à l’étude internationale WE-TRUST. Celle-ci cherche à déterminer si des patients sélectionnés chez qui l’on suspecte un AVC aigu peuvent être examinés directement dans la salle d’intervention et, si nécessaire, y être traités. En temps normal, ces patients doivent d’abord passer un scanner avant d’être conduits en salle d’angiographie. Avec le protocole dit « direct-to-angio », l’imagerie peut être réalisée directement sur la table d’intervention. L’hôpital estime que cette méthode permet de gagner environ une demi-heure.
Améliore le confort
La troisième salle associe un système d’angiographie à un scanner 4D complet. Cette technologie est notamment utilisée pour des traitements abdominaux et oncologiques, y compris les interventions sur des tumeurs du foie et des métastases hépatiques. En combinant l’imagerie par scanner à un produit de contraste administré directement dans une artère, il est également possible de mieux visualiser les petites lésions et de les traiter de manière plus ciblée.
Outre le nouvel équipement, l’hôpital a également adapté l’accueil et le suivi post-intervention. Ainsi, davantage d’interventions peuvent être réalisées par le poignet plutôt que par l’aine, ce qui améliore le confort des patients. Une nouvelle zone d’observation baignée de lumière naturelle permet de surveiller les patients après leur intervention. Pour un nombre croissant de traitements, ils peuvent ainsi rentrer chez eux le jour même.