Les mutualités pourront utiliser plus rapidement des données dont elles disposaient déjà
Les mutualités disposaient déjà des données sur les activités professionnelles des prestataires de soin mais peuvent depuis peu les rassembler plus rapidement si une fraude est suspectée, a-t-on expliqué vendredi au cabinet du ministre de la Santé, Franck Vandenbroucke en réaction aux critiques de l'Absym.

L'Association belge des syndicats médicaux (Absym) s'en est pris à une loi qui, depuis le 11 août, donne aux mutualités un accès à "une montagne de données" via l'Agence intermutualiste en cas d'écart statistique. Elle permettra d'identifier plus facilement des prestataires de soins qui frauderaient. Pour le syndicat médical cité dans "De Standaard", ce texte va beaucoup trop loin.
Le regroupement de ces données auprès de l'Agence intermutualiste évitera au Service d'Evaluation et de Contrôle Médicaux (SECM) de Inami de les demander séparément à chaque mutuelle.
"La plupart des soignants font leur travail d'une manière fantastique mais il y a toujours quelques pommes pourries dans le panier. Si nous voulons les combattre, nous devrons être en mesure de contrôler mieux et plus vite", a-t-on expliqué chez M. Vandenbroucke qui juge la mesure "efficace" et "logique". "C'est ainsi que nous souhaitons rendre le système plus équitable et maintenir nos soins à un niveau soutenable financièrement".