Le paquebot a accosté à Rotterdam
Hantavirus: le corps encore à bord du Hondius sera incinéré aux Pays-Bas
Le corps d'une Allemande décédée des suites de l'hantavirus à bord du Hondius sera incinéré aux Pays-Bas, annonce ce lundi le service de santé à l'arrivée du paquebot dans le port de Rotterdam.
"Le corps va être débarqué par un entrepreneur de pompes funèbres spécialisé, qui porte une tenue de protection", a expliqué Yvonne van Duijnhoven, directrice du service municipal de santé de la ville de Rotterdam.
"Le corps sera ensuite transporté à Schiphol, vers un crématorium situé à proximité. Il y sera incinéré et les cendres remises à la famille". On ignore si la famille sera autorisée à être présente.
La femme est décédée au début du mois de l'hantavirus. Un couple néerlandais originaire de Haulerwijk, en Frise, tous deux âgés de 69 ans, avait également perdu la vie des suites du virus.
LIRE PAR AILLEURS : les deux passagers belges négatifs
Débarquement final
Le paquebot au coeur de l'alerte sanitaire depuis la mort de trois de ses passagers début mai, a accosté vers 10h30 dans le port de Rotterdam, le plus important d'Europe, pour débarquement final et désinfection, selon des reporters de l'AFP.
Parti d'Ushuaïa en Argentine le 1er avril, il transportait encore 27 personnes à son bord, membres d'équipage et personnel médical. Certaines de ces personnes, portant des masques blancs ou des casques de couleur bleue, étaient visibles sur le pont du navire lors de son approche finale.
Cet épisode d'hantavirus, virus rare pour lequel il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique, a fait trois morts à bord et contraint les autorités d'une vingtaine de pays à placer les cas suspects et contact sous surveillance ou quarantaine.
Même si la contagion humaine nécessite un contact très proche: "Le risque pour la santé publique a été réévalué à la lumière des informations les plus récentes disponibles, et le risque global reste faible", a réaffirmé l'OMS dans un bulletin d'évaluation dimanche soir.
D'autres cas pourraient encore survenir
Ce virus des Andes, seul hantavirus transmissible entre humains, a cependant une période d'incubation de plusieurs semaines, ce qui signifie que d'autres cas parmi les occupants du navire pourraient apparaître à l'avenir, selon l'OMS.
À ce jour, le virus a été confirmé chez sept patients, avec un autre cas probable, selon un décompte de l'AFP établi à partir de sources officielles après la confirmation d'un nouveau cas au Canada dimanche soir.