L’AVIQ rappelle la pénurie mondiale de sage-femmes
En cette Journée internationale de la sage-femme, l’AVIQ (Agence pour une vie du qualité) rappelle, sur base des travaux de la Confédération internationale des sage-femmes qu’une pénurie mondiale pèse sur ce métier « indispensable » aux femmes et aux nouveau-nés.

Ce 5 mai célèbre la Journée internationale de la sage-femme. L’AVIQ rappelle le rôle essentiel des sage-femmes (femmes et hommes) en matière de soins prénataux, suivi de la grossesse, accompagnement de la naissance, soins postnataux, mais aussi planification familiale, éducation à la santé et prévention.
Les sage-femmes sont également des interlocuteurs privilégiés pour le suivi gynécologique et la contraception, en complémentarité avec les centres de planning familial, les médecins généralistes et les gynécologues.
« En situation d’urgence, les sage-femmes sont habilitées à assurer des soins obstétricaux d’urgence de base, contribuant ainsi directement à la sécurité des mères et des nouveau-nés. Leur rôle ne se limite toutefois pas à la maternité : elles et ils sont également des interlocuteurs privilégiés pour le suivi gynécologique et la contraception, en complémentarité avec les centres de planning familial, les médecins généralistes et les gynécologues. »
Dès février de cette année, la Confédération internationale des sage-femmes (International Confederation of Midwives – ICM) avait planté le décor dans un rapport : il faut un million de sage-femmes supplémentaires. La pénurie mondiale « entraîne des conséquences directes sur la santé des femmes et des nouveau-nés : augmentation des complications pendant la grossesse et l’accouchement, difficultés d’accès aux soins, rupture de suivi ou encore surcharge de travail pour les équipes en place ».
1.000 premiers jours "déterminants" pour la santé
A contrario, « former et soutenir un plus grand nombre de sage-femmes constitue l’un des leviers les plus efficaces pour améliorer la santé maternelle et néonatale, réduire la mortalité et renforcer la prévention. Investir dans la profession, c’est investir dans des soins de proximité, humains et continus ».
En Wallonie, on considère les 1.000 premiers jours de la grossesse aux premières années de vie de l’enfant comme « déterminante pour la santé future ». La mise en place de trajets de soins intégrés pour cette période « repose notamment sur la collaboration étroite des sage-femmes ».
Trajets de soins
Ces trajets de soins respectent la logique portée par l’ICM : renforcer le rôle des sage-femmes, soutenir leur collaboration avec les autres professionnels de santé et valoriser leur expertise tout au long du parcours de vie.
Dans ce cadre, la collaboration entre l’AVIQ, l’ONE, l’INAMI et le SPF Santé publique est essentielle pour appuyer la coordination des intervenants de terrain et améliorer la qualité des soins.
L’AVIQ « tient à remercier chaleureusement l’ensemble des sage-femmes pour leur engagement quotidien » visant à promouvoir une santé plus humaine, plus coordonnée et plus équitable.