Le MR veut revoir la manière dont est octroyé le statut BIM
Le MR a déposé une proposition de loi "visant à renforcer le contrôle de l'octroi du statut de bénéficiaire de l'intervention majorée (BIM)". Le texte a été présenté mardi matin en commission Santé de la Chambre par le député Daniel Bacquelaine.
Quelque 2,4 millions de Belges bénéficient du statut BIM, soit 21% de la population. Or, dans le même temps, 16,5% de la population (chiffres 2025) sont exposés au risque de pauvreté ou d'exclusion sociale, a observé le libéral. "Notre filtre n'est plus assez précis, et cela fragilise la crédibilité du système. Trop de personnes reçoivent un soutien dont elles n'ont pas objectivement besoin, au détriment des plus vulnérables. La solidarité est essentielle, mais elle ne peut être galvaudée par des abus manifestes", a-t-il plaidé.
Pour le MR, l'octroi du statut BIM ne devrait plus uniquement se fonder sur les revenus bruts imposables, mais devrait aussi prendre en compte la situation matérielle globale et réelle du ménage : patrimoine, logement, moyens de transport, ou autres ressources manifestes, selon le principe en vigueur pour l'octroi du revenu d'intégration sociale (RIS).
Une proposition de résolution de Jean-François Gatelier (Les Engagés) a été jointe au texte. Le centriste a appelé à évaluer le système et de vérifier son équité sociale.
Dans l'opposition, Caroline Désir (PS) s'est dite "pas opposée à travailler sur la question" malgré une proposition jugée "fort peu précise".
Un consensus s'est dégagé pour demander des avis, notamment des mutuelles, l'Inami du Réseau Belge de Lutte contre la Pauvreté, les fédérations de CPAS, les représentants des prestataires de soins, etc.