Malades de longue durée: les employeurs pourront aussi demander un chèque réintégration
Les employeurs pourront aussi demander des chèques d'accompagnement professionnel dans le cadre du fonds de retour à l'emploi, a annoncé lundi le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, au siège de Colruyt à Hal à l'occasion de la présentation d'un guide de la fédération patronale Voka sur la prévention et la réintégration des malades de longue durée.
Jusqu'à présent, seuls les travailleurs peuvent les demander mais la mesure ne connaît pas un grand succès. Par ce fonds, les personnes reconnues en incapacité de travail peuvent demander un chèque d'une valeur de 1.800 euros pour bénéficier d'un accompagnement sur mesure: avis, trajets de réintégration et coaching pour une nouvelle fonction.
A partir du 1er juillet, le chèque pourra être délivré après six mois d'incapacité de travail, au lieu des douze mois actuels.
À partir du 1er janvier 2027, les employeurs pourront également bénéficier de ce chèque, sous réserve de l'accord du salarié. Le chèque sera cumulable avec la prime de reprise du travail de 3.000 euros.
"Cela représente pour l'employeur une incitation de 4.800 euros. Cela nous permettra vraiment de créer une dynamique", a souligné M. Vandenbroucke. "Les employeurs qui redonnent une chance à un salarié en arrêt de travail de longue durée seront récompensés".
Unizo plaide pour une attribution automatique de la prime de reprise du travail
Unizo se félicite de l’extension de la prime de reprise du travail pour les employeurs, mais plaide pour son attribution automatique. « La procédure de demande est beaucoup trop complexe. Cela décourage les employeurs avant même qu’ils ne commencent », souligne l’organisation patronale.
Unizo parle d’« une étape positive », mais insiste sur la nécessité d’une attribution automatique. « Grâce à cette prime, les employeurs peuvent financer des formations ou adapter le poste de travail afin de permettre un retour durable à l’emploi. Le problème, c’est que l’aide existe, mais que la procédure de demande est bien trop complexe », explique Eline de Rycke, conseillère sociale au service d’études d’Unizo.