Ebola, Lassa, Marburg, Crimée-Congo...
Un test de prise en charge d’un patient hautement contagieux à Geel
Un exercice de grande ampleur a été organisé cette semaine à l’Hôpital de Geel, et dans l’unité d’isolement de haut niveau de l’UZA. But: rassembler tous les partenaires concernés pour s’exercer à accueillir, traiter et accompagner un patient présentant de possibles symptômes d’une fièvre hémorragique virale comme Ebola, Lassa, Marburg ou Crimée-Congo.
Dans le scénario de l’exercice, un faux patient s’est présenté aux urgences de l’Hôpital de Geel avec des symptômes pouvant évoquer une fièvre hémorragique. Les équipes ont alors appliqué, étape par étape, toutes les mesures prévues pour ce type de situation. Le SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement et Departement Zorg ont été immédiatement informés, ce qui a permis d’activer rapidement l’ensemble des procédures régionales et fédérales.
A l'isolement
Le patient a ensuite été transféré vers l’unité d’isolement de haut niveau (HLIU) de l’UZA, par l’Hôpital Militaire de Neder-Over-Heembeek dans des conditions de sécurité maximales, grâce à l’utilisation d’une couveuse d’isolement et d’un équipement de protection spécifique.
À l’arrivée à l’UZA, des prélèvements sanguins doivent normalement être réalisés et analysés par l’Institut de Médecine Tropicale (IMT) d’Anvers, le laboratoire national de référence pour les fièvres hémorragiques virales. Pour cet exercice, le laboratoire mobile de la Défense, Bionear, a également été mobilisé afin de renforcer la familiarisation entre les équipes et leurs procédures respectives.
Deux hôpitaux référents
En Belgique, l’UZA et l’UMC Saint-Pierre à Bruxelles sont les deux hôpitaux de référence pour la prise en charge des patients présentant une suspicion ou une confirmation de fièvre hémorragique virale. L’Hôpital de Geel fait partie du Réseau de Traumatologie d’Anvers, coordonné par l’UZA.
L’exercice s’est déroulé de manière réaliste et rigoureuse. "Les enseignements tirés permettront d’améliorer les procédures", conclut le SPF Santé publique. L’objectif de cette initiative est de renforcer la collaboration entre tous les partenaires afin d’être pleinement préparés si un véritable patient devait se présenter à l’avenir.