Euthanasie en cas de démence
Vooruit : "Verlinden doit faire son travail"
Vooruit demande au gouvernement de travailler d'urgence sur un cadre juridique autorisant l'euthanasie dans les cas de démence. "La ministre Verlinden doit faire son travail", a déclaré le député Jan Bertels.
Dans l'accord de coalition fédéral, les partis de l'Arizona ont convenu que le gouvernement s'efforcerait d'étendre la législation afin que les personnes souffrant de démence puissent également bénéficier d'une euthanasie par le biais d'une déclaration de volonté préalable. Selon le parti de la majorité Vooruit, il y a eu entre-temps suffisamment de conseils, d'études scientifiques et de recherches, et il est temps d'élaborer un projet de loi. C'est ce que la ministre de la Justice du CD&V, Annelies Verlinden, est censée élaborer.
Mais elle n'en est pas encore là, ce qui met les socialistes au pied du mur. "Nous ne tolérerons pas que le CD&V retarde à nouveau l'avancement des dossiers éthiques", déclare le député Jan Bertels. Dans le gouvernement précédent, rien ne s'est passé sur les questions éthiques, à la demande du CD&V. Mais "cette question est trop importante et concerne de très nombreuses personnes qui méritent elles aussi une fin de vie digne", estime M. Bertels.
Traitement urgent
La ministre Verlinden travaille à l'élaboration d'une loi sur la base de toutes les informations recueillies, indique-t-on au sein de son cabinet. "Il s'agit d'une matière profondément humaine et complexe. Le texte de loi doit être applicable à de nombreuses situations différentes. Nous devons éviter d'avoir plus de questions que de réponses au moment de l'application. Les choses doivent être abordées avec prudence. Nous parlons de personnes dans une position très vulnérable, nous devons en définir les contours avec soin".
La députée Irina De Knop (Anders, nouveau nom de l'Open-VLD) a elle-même préparé un projet de loi autorisant l'euthanasie en cas de démence, et l'a remis à l'ordre du jour de la Chambre aujourd'hui, dit-elle. "C'est ce que Vooruit attendait apparemment pour faire une déclaration. La question est donc de savoir quand ils agiront enfin en fonction de leur conviction, car à la fin de l'année 2024, les socialistes votaient toujours contre l'examen urgent de l'amendement indispensable à la loi sur l'euthanasie." La députée libérale souhaite étendre la loi à toutes les formes d'incapacité d'exprimer sa volonté qui surviennent soudainement à la suite d'un accident ou d'une maladie, et pas seulement à la démence.