Transmission interhumaine possible de l'hantavirus : l'OMS recherche les passagers d'un vol Sainte-Hélène/Johannesburg

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué mardi soupçonner qu'il y ait eu une "transmission interhumaine" entre les personnes contaminées à l'hantavirus sur un bateau de croisière néerlandais bloqué au Cap-Vert, ayant fait trois morts. L'organisation fait dès lors des démarches pour retrouver les passagers du vol à bord duquel une croisiériste néerlandaise contaminée à l'hantavirus a été évacuée depuis l'île de Sainte-Hélène vers Johannesburg.
"Compte tenu de la durée de la période d'incubation du hantavirus, qui peut varier entre une et six semaines, nous supposons qu'ils ont été infectés en dehors du navire", et "nous pensons qu'il pourrait y avoir une transmission interhumaine parmi les personnes en contact très étroit", a déclaré aux journalistes Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l'OMS.
Retrouver les contacts d'une passagère infectée
Dès lors, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mardi effectuer des démarches pour retrouver les passagers du vol à bord duquel une croisiériste néerlandaise contaminée à l'hantavirus a été évacuée depuis l'île de Sainte-Hélène vers Johannesburg en Afrique du Sud où elle est décédée à l'hôpital.
Cette Néerlandaise de 69 ans, dont le mari de 70 ans est décédé à bord du bateau, avait été débarquée à Sainte-Hélène le 24 avril "avec des symptômes gastro-intestinaux" pour ensuite embarquer le lendemain pour Johannesburg, indique l'OMS. Elle est décédée le 26 avril et son infection à l'hantavirus a pu être confirmée lundi. "Des recherches ont été lancées pour retrouver les passagers de ce vol", a ajouté l'organisation dans un communiqué.
Des épidémiologistes doivent monter prochainement à bord
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le ministère espagnol de la Santé ont convenu que des épidémiologistes inspecteraient mardi après-midi le paquebot néerlandais Hondius avant de décider de sa destination, indiquent les médias espagnols.
L'organisation internationale prévoit d'évacuer deux passagers malades du paquebot et de diriger le navire vers les îles Canaries, si toutefois le gouvernement espagnol donne son accord officiel.
Une équipe d'épidémiologistes doit évaluer l'état de santé des 147 personnes à bord du paquebot de luxe MV Hondius, qui se trouve actuellement au large des côtes du Cap-Vert. "Cette intervention vise à évaluer l'état de santé des personnes à bord du navire, à déterminer s'il y a d'autres personnes présentant des symptômes et à identifier les contacts à haut ou à faible risque. Cela permettra de prendre des décisions concernant les procédures de rapatriement et l'itinéraire du navire", a déclaré le ministère espagnol de la Santé sur le réseau social X.