Nouveau le 1er mai : Des tests de dépistage de drogues obligatoires pour les détenus
Les détenus des prisons et des maisons de détention pourront être soumis à des tests de dépistage de drogues obligatoires à partir du 1er mai. La contrainte physique est exclue mais un refus sera assimilé à un résultat positif.
La ministre de la Justice Annelies Verlinden indique que la consommation et le trafic de drogues sont des problèmes persistants dans les prisons. Ils nuisent à la cohabitation des détenus, mettent en danger la sécurité des agents pénitentiaires et sont à l'origine d'agressions, souligne-t-elle. L'intensification de la lutte contre la drogue en détention doit donc améliorer la sécurité, la santé et les chances de réinsertion des détenus.

Une base juridique est désormais prévue pour la réalisation de tests de dépistage de drogues. Ces tests peuvent être effectués de manière ciblée sur la base d'indices individuels, ou de manière aléatoire afin de "créer un effet dissuasif". Ils sont réalisés à partir d'échantillons de salive ou d'urine.
En cas de test positif, le détenu est orienté vers les services médicaux et psychosociaux pour recevoir les soins urgents nécessaires et suivre un programme de traitement. Il fera l'objet d'un nouveau test plus tard. Une sanction peut également être infligée dans certains cas, pour une fraude ou un refus par exemple.
La ministre souhaite étendre la portée de la mesure aux maisons de transition, où les détenus purgent la dernière phase de leur peine.