Renforcement de la prévention et des droits des patientes
Une recommandation pour la prise en charge des violences gynécologiques et obstétricales (VGO)
Un groupe de travail publie une recommandation sur la prévention et la prise en charge des comportements transgressifs et des violences en gynécologie et en obstétrique en Belgique. L’information, le consentement, la formation, les conditions de travail et la prévention en sont les éléments centraux.

Les comportements transgressifs et les violences en gynécologie et en obstétrique (ci-après, VGO) sont définis comme tout acte, propos, comportement ou omission dans le cadre des soins de santé sexuelle et reproductive qui porte atteinte à l’intégrité physique ou psychologique des patientes.
Ils peuvent prendre différentes formes : absence de consentement éclairé, minimisation ou déni de la douleur, remarques humiliantes, actes médicaux injustifiés ou non-respect des choix des patientes.
Groupe de travail interfédéral
Un groupe de travail composé d’instances publiques, d’organisations professionnelles du secteur de la santé et d’associations de patientes publie aujourd’hui une recommandation sur la prévention et la lutte contre les VGO en Belgique.
La recommandation contient plusieurs actions prioritaires destinées à l’État fédéral, aux régions et aux communautés afin de renforcer la prévention et la prise en charge des VGO en Belgique.
Parmi les principales actions figurent :
- mieux informer les patientes de leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive ;
- renforcer le rôle des patientes dans les décisions concernant leur santé et le respect du consentement éclairé ;
- améliorer les mécanismes de médiation et de signalement ;
- renforcer la formation initiale et continue des professionnels de la santé sur cette thématique ;
- développer la collecte de données et la recherche sur le phénomène ;
- soutenir les associations actives dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive et représentant les patientes ;
- améliorer les conditions de travail dans les services de santé sexuelle et reproductive.
L’objectif est de promouvoir une relation de soins fondée sur la confiance, la communication et la prise de décision partagée.
Lisez la recommandation complète ici.
Les organisations concernées appellent désormais les autorités compétentes à élaborer, sur la base de cette recommandation, une politique coordonnée en matière de VGO en Belgique.
« Avec cette recommandation, la patiente est placée au centre des soins de santé sexuelle et reproductive », réagissent les associations professionnelles de gynécologues (VVOG et CRGOLFB). « Il s’agit d’un appel à lui donner un rôle actif dans sa propre santé : la prévention des VGO nécessite en effet un partenariat entre les professionnels de la santé et les patientes, un partenariat fondé sur le respect de l’autodétermination et de la dignité, ainsi que sur une prise de décision conjointe basée sur des décisions éclairées et des critères médicalement justifiés. »