Marche va-t-elle perdre son hôpital ?
Selon un rapport d'experts publié fin 2025, l'hôpital de Marche ne remplirait pas les conditions requises pour garder son statut d'hôpital régional. Les autorités marchoises demandent l'activation de tous les leviers susceptibles d'assurer l'avenir du site.
Alors que ce rapport d'experts mandatés par la Conférence interministérielle Santé publique dans le cadre du projet de réforme des hôpitaux, alimente la presse locale depuis début février, le bourgmestre de Marche, Nicolas Grégoire, a initié une rencontre avec la direction de l'intercommunale des soins de santé, Vivalia, pour que des garanties claires soient apportées. Parmi les critères auxquels l'hôpital marchois ne satisferait pas figure le nombre d'accouchements.
"Le ministre régional de la Santé, Yves Coppieters, s'est montré rassurant quant à une dérogation pour le Luxembourg qui permettra à notre territoire provincial de disposer de deux sites aigus, mais nous devons tout de même tenir compte de ce rapport. Cela passe ainsi, et nous y sommes très attentifs, par un renforcement des moyens humains (gynécologues) au niveau de la maternité afin de soutenir les équipes et d'augmenter le nombre d'accouchements.
Le DG Pascal Mertens "serein"
Des besoins criants existent également dans notre région en lits de revalidation. Nous demandons que la création de 20 lits de revalidation soit étudiée dès à présent", ont souligné les membres du collège marchois dans un communiqué diffusé mardi, qualifiant l'hôpital de maillon essentiel de l'offre en soins de santé dans la région.
Le directeur général de Vivalia, Pascal Mertens, a réaffirmé sa sérénité face au débat en cours. Cette réunion survient quelques jours après l'entérinement en assemblée générale d'une augmentation des fonds propres de Vivalia. Le plan Vivalia 2030 prévoit le redéploiement de l'offre hospitalière en province du Luxembourg autour de deux sites aigus (Houdemont et Marche) et d'un maillage de proxi-cliniques.