Cabinet Vandenbroucke
Le plan Endométriose sur les rails !
La première réunion de lancement du 'plan Endométriose', chargé d'assurer une meilleure prise en charge des femmes souffrant de la pathologie, s'est déroulée en présence de patientes, de professionnels de la santé et de représentants des organismes assureurs et du monde hospitalier. Les premières améliorations devraient être perceptibles cette année encore. "Nous réparons une injustice", se félicite le ministre Vandenbroucke.
La réunion de lancement des différents chantiers du plan Endométriose a permis de tracer les grandes lignes du programme de travail pour les mois à venir "dans un climat d’échange constructif et enthousiaste", explique le cabinet du ministre de la Santé publique dans un communiqué.
Les participants à la réunion - patientes, professionnels de la santé et représentants des organismes assureurs et du monde hospitalier - constituent le comité de pilotage. En parallèle, chaque chantier sera confié à un groupe de travail dédié chargé d’élaborer des propositions concrètes dans son domaine. "Celles-ci seront présentées au comité de pilotage, sur une base trimestrielle."
Dès cette année
Toujours selon le cabinet de Frank Vandenbroucke, les travaux seront menés régulièrement pour permettre des prises de décision rapides et la mise en œuvre de premières améliorations dès 2026 (notamment en matière de nomenclature, d’indicateurs de qualité et de sensibilisation).
"D’autres mesures, plus structurelles, nécessiteront davantage de temps et seront déployées en 2027 ou 2028, notamment en ce qui concerne l’organisation hospitalière et la mise en place de rapports structurés et standardisés."
"L'endométriose a un impact considérable sur la vie quotidienne des femmes. Pourtant, elle a été ignorée pendant des années : les femmes devaient simplement continuer à vivre avec leurs symptômes et leurs douleurs. Nous réparons cette injustice", se réjouit le ministre.
"Généralistes, kinésithérapeutes, psychologues, chirurgiens et bien d'autres encore unissent leurs forces. Nous veillons ainsi non seulement à sensibiliser davantage le secteur des soins de santé et le grand public à l'endométriose, mais aussi à ce que les médecins posent plus rapidement le diagnostic et orientent la patiente vers les soins appropriés. Nous améliorons également les traitements prodigués. Désormais, nous accordons l’attention nécessaire à l'endométriose et, plus important encore, aux femmes qui souffrent de cette maladie."
Sur base du rapport du KCE
Après avoir rencontré les associations de patientes en juin 2023, le ministre Vandenbroucke avait demandé au KCE les résultats de son étude en cours sur l’endométriose pour avoir une base scientifique sur laquelle construire une meilleure prise en charge de la maladie.
"Suite à cela, il a demandé au président du CTM de l’INAMI de mettre en place un groupe de travail chargé d'élaborer plus concrètement les différents points à améliorer", rappelle le cabinet. Six chantiers ont été choisis :
- Structure organisationnelle : élaboration d’un réseau de soins avec différentes composantes et lignes de soins impliquées, en fonction des besoins des patientes et du niveau d’expertise requis en fonction de la sévérité des cas ;
- Nomenclature de la chirurgie : élaboration d’actes spécifiques pour la chirurgie complexe de l’endométriose ;
- Assurance qualité : élaboration d’indicateurs de qualité, de parcours de soins ainsi que de rapports structurés et standardisés pour l’imagerie médicale, l’anatomopathologie et la chirurgie ;
- Sensibilisation des médecins généralistes et des médecins spécialistes : des formations et des actions de mises à jour sont prévues, ainsi que des campagnes de sensibilisation pour les professionnels de santé ;
- Information correcte et accessible pour le grand public : information fondée sur des preuves scientifiques, explications accessibles sur la menstruation normale et sur les personnes à contacter en cas de saignements abondants, de douleurs ou autres ;
- Coût des antalgiques et des traitements hormonaux.